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Chœur Grégorien de Paris (Site Internet)
Choeur Grégorien de Paris
Choeur grégorien de Paris animant l'Eucharistie du 25 juillet 2010 à la Basilique St Sauveur de Rocamadour


Le Chœur Grégorien de Paris donnera un concert grégorien dans la Basilique le lundi 15 août à 21h et animera le festival tous les jours le matin entre 9h30 et 10h15 et l'après-midi entre 15h30 et 16h30.

Présentation :

Olivier Messiaen aimait à dire du chant grégorien : " c'est le plus beau trésor que nous possédions en Europe ". C'est ainsi qu'en 1974, de jeunes musiciens désireux d'aller à sa découverte se sont constitués en association " Le Chœur grégorien de Paris ". Au fil des ans, les activités du Chœur se sont diversifiées, mais la vision fondatrice reste la même : cultiver l'universalité de ce chant sacré, chercher ses formes permanentes, veiller à la sauvegarde de cet invisible patrimoine.
Musique avant tout fonctionnelle, elle aide à traduire autant qu'à former la prière. C'est pourquoi le Chœur la vit dans son cadre naturel : la divine liturgie.
Elle porte aussi un message spirituel et sacré ; le monde a besoin d'un silence qui ressemble à un chant grégorien.
Le Chœur se veut enfin une école, une famille mêlant les nations ; tandis que plusieurs de ses membres enseignent en France et à l'étranger, certains anciens, repartis dans leurs pays d'origine, fondent des chœurs ou des ensembles grégoriens.
Aujourd'hui le Chœur se compose d'une formation de voix d'hommes et d'une formation de voix de femmes. Il fonctionne comme une association sous la loi de 1901 et a fait l'objet d'une reconnaissance canonique, approuvée par l'archevêque de Paris. L'association " Les amis du Chœur grégorien de Paris" aide enfin le Chœur à assurer ses ambitions de diffusion et de formation.

Brève histoire du chant grégorien :

Le CHANT GRÉGORIEN plonge ses racines dans l'évangélisation de l'Occident aux premiers siècles de notre ère.
Si l'attribution de sa paternité au pape saint Grégoire (+ 610) est aujourd'hui pure légende, il n'en reste pas moins que Rome demeura un lieu vivant de composition aux Vème-VIème siècles.
Mais autant de régions, autant de répertoires différents. Pour exemple, Milan, Bénévent (Italie du Sud), l'Espagne et la Gaule...

La mémoire assure le transmission des mélodies. C'est dans ce contexte d'oralité qu'au VIIIe siècle se produit un rapprochement entre le royaume franc (Pépin et Charlemagne) et Rome (Pape Etienne II). L'empereur pense que l'adoption de la liturgie aidera à résoudre des difficultés politiques et assurera, par ailleurs, l'unité recherché du royaume.

Il s'agit d'une adaptation et non d'un remplacement radical d'un répertoire par un autre. C'est donc un "métissage", une "hybridation" qui sera à l'origine du chant dit grégorien. Il faudrait peut-être nuancer, mais peu à peu la tradition orale laissera place à une tradition de l'écrit. En effet, l'invention d'un procédé d'écriture va révolutionner les traditions musicales! On pourra alors écrire le rythme des notes sans en préciser les intervalles... Ce travail manuscrit se fait principalement entre Seine et Rhin. C'est un progrès, mais aussi la source d'une décadence. La liberté du rythme verbal se trouve peu à peu contrainte à disparaître sous la pression des théoriciens. Les notes vont se poser sur des lignes, la polyphonie fait son apparition.

Avec des livres, le rôle de la mémoire s'estompe. A la fin du moyen-âge, la décadence est complète, tant dans l'édition des livres que dans l'exécution chorale. S'il y a eu très tôt un souci de la part des autorités ecclésiastiques pour un retour aux sources et à "l'âge d'or" du grégorien, cette entreprise restera vaine. Il faut attendre le XIXème siècle et les travaux de recherches, menés principalement par l'atelier paléographique de Solesmes, pour qu'une redécouverte et une véritable restauration soient menées à bien. Certains noms peuvent être cités, tels Dom Guéranger, Dom Pothier, Dom Mosquereau, Dom Cardine, Dom Claire... Des moines, des chercheurs d'hier et d'aujourd'hui à qui l'on doit cette nouvelle naissance. Concrètement, nos livres, Antiphonale monastique et Graduale Romanum sont le résultat visible de ce long et beau travail bénédictin.

Cette restauration ne trouvera tout son éclat et un certain achèvement que par la voix de ceux qui la pratiquent de manière vivante et spirituelle.
Ce patrimoine culturel, musical et spirituel est déposé sur nos lèvres, comme un trésor pour que nous lui donnions vie et sachions le transmettre.

Programme :

Louange grégorienne à le Vierge Marie.